Proces de l’accident mortel du 10 aout 2016 a Gabian

Béziers, le 25 mars 2025

Deuxième journée, un marathon d’auditions, les 2 derniers témoins et les 5 prévenus.

Le climat particulier du SDIS 34 et la pression sont évoquées à plusieurs reprises :

« si vous faites remonter des éléments négatifs, on vous colle une réputation de pénible »

« nous ne pouvions guère refuser de partir avec un camion, s’il était HS, 4 personnes rentraient chez elles sans être payées et à l’avenir vous ne feriez que les brûlots »,

Les petits renoncements quotidiens apparaissent à travers différents témoignages :

« On n’a pas la culture de l’écrit » « on banalise certaines choses, on minimise les effets », « c’était un tombeau roulant », « vous saviez que les camions étaient dégradés ? Oui tout le monde savait », « … m’a dit que les CCF étaient pourris », « j’avais entendu que les CCF de Vailhauquès n’étaient pas top »,

Sur les faits en eux-mêmes : « si les camions sont à la norme, ils garantissent notre survie » « l’accident, c’était écrit », « le CHSCT va être l’autoprotection de la hiérarchie » « sans autoprotection, impossible de rester à l’intérieur », « maintenez-vous que les cabines des CCF 3 et 4 étaient des refuges ? Oui le moins mauvais », « s’ils avaient eu de l’air respirable, on n’en serait peut-être pas là », « droit retrait ? C’est compliqué, il vaut mieux bien le justifier », « manque d’information, manque de radio, manque de matériel, ça fait beaucoup de manque », « ce n’était pas le feu du siècle », « après l’accident, 39 camions réformés, 30 modernisés », « les dispositions du code du travail s’appliquent-elles au SDIS ? Oui »

Quelques répliques attendues : « je ne sais pas », « je préfère ne pas répondre », « je ne me souviens plus », « j’en ai entendu parler pour la 1ère fois hier »

Et bien sûr, quelques pépites :

« ils ne font pas les vrais fonctionnaires », « les syndicats défendent plutôt des intérêts financiers et le temps de travail » « vous servez à quoi ? » « ça fait beaucoup de chefs !! » « les réponses doivent être claires et pas de langue de bois » « je suis chef, j’exerce ma fonction de chef, je conduis » « un point de détail », « avez-vous organisez une réunion, Non les gens n’aiment pas les réunions », « les gens ont tendance à oublier mais vous vous souvenez mieux que lors de votre garde à vue », « un chef c’est fait pour cheffer », « j’étais le meilleur avocat des agents pour les moyens que je demandais », « entre le regret et le code du travail, ce n’est pas pareil », « tous les jours des employeurs sont condamnés sur ce fondement »

 La journée aura vu 12h40 d’audience pauses déduites

Téléchargez le jour 2 : 2025_03_25_Procès_Gabian_Jour2

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